03/12/2011

L’insécurité à la rue de Valenciennes

Un récent article de ‘La Province’ relate les nombreux faits de vols commis auprès des commerces de la rue de Valenciennes. Habitants et commerçants y ressentent un véritable malaise et se sentent de jour comme de nuit en insécurité. 

Il existe toutefois des moyens d’enrayer cette spirale négative : patrouilles de police à pieds, stewards de rue, réseau de caméras, campagnes de prévention… Mais ces 5 dernières années, la majorité PS-AC n’a rien fait de cela ! On apprend même dans l'article que l'Echevin J-P. Landrain en est encore au stade de se demander s'il serait nécessaire d'augmenter l'encadrement policier !!!

rue de valenciennes

Pourtant, Il suffit de lire l'interview de quelques commerçants interrogés ou, plus simplement encore, de se promener dans la rue pour percevoir leur désarroi et leur incompréhension face l'abandon des autorités. 

Et ce n’est pas en installant rapidement, à la veille des élections communales, 2 ou 3 caméras pour toute l’Entité que l’on va résoudre le problème. En concertation avec les habitants des quartiers et les commerçants, il faut établir un vrai plan de sécurité pour notre Commune et y affecter les moyens nécessaires. C’est une question de priorité ! 

Lisez ci-dessous le texte intégral de l’article de ‘La Province’ du 26 novembre 2011 : 

Quiévrain Les cigarettes belges beaucoup moins chères - Les marchands de tabac frontaliers ont “ trop ” de clients: ça intéresse les voleurs...

Depuis le 17 octobre, le prix des cigarettes a augmenté de 6 % en France. Une aubaine pour les marchands belges de tabac situés près de la frontière. En effet, les clients affluent en masse depuis plusieurs semaines.

Pourtant, beaucoup de propriétaires préfèrent mettre l’accent sur le sentiment d’insécurité qui semble s’être installé de manière permanente, principalement dans la rue de Valenciennes.

Située à quelques mètres de la frontière française, la rue de Valenciennes offre quotidiennement son désormais traditionnel défilé de clients français.

En France, le prix des cigarettes a augmenté de 30 centimes depuis la mi-octobre. De l’autre côté de la frontière, trouver un paquet de cigarettes à moins de 5,70 euros est devenu mission impossible. Chez nous, le prix moyen d’un paquet est de 4,90 euros. La conséquence de cette différence de prix est facilement observable à Quiévrain où des centaines de Français affluent dans les échoppes belges pour se procurer leurs “ clopes ” en grandes quantités.

Le fait que les Français viennent à Quiévrain pour acheter du tabac n’est pas quelque chose de nouveau. Mais depuis quatre semaines, les clients sont devenus beaucoup plus nombreux.

À première vue, cette affluence est du pain béni pour les marchands de tabac qui voient leurs recettes augmenter considérablement. Pourtant, le sentiment qui domine dans la rue de Valenciennes est loin d’être positif. Nous vivons dans la peur de nous faire attaquer. Travailler dans ces conditions est devenu invivable, assure Isabelle Moulin, patronne de la boutique “ Le premier magasin belge ”.

En 21 ans d’activité, Isabelle avoue n’avoir jamais travaillé dans une telle atmosphère. Il n’y a pas une semaine sans qu’il y ait un cambriolage, un vol ou un braquage. Parfois, on brûle même nos caisses. Notre zone est devenue un véritable coupe-gorge. Mes vendeuses et moi ne sommes plus du tout rassurées,regrette Isabelle. J’ai peur de travailler. Pendant la fermeture, je ne suis pas du tout confiante, confirme Patricia Dubois, une des employées.

Victime d’un braquage il y a plus d’un an, Isabelle Moulin se sent surveillée en permanence. Des voitures tournent dans la rue. Des individus surveillent nos faits et gestes et n’hésitent pas à dérober nos caisses de cigarettes dès que les livreurs ont le dos tourné, explique-t-elle.

Pour remédier à cette insécurité grandissante, les marchands de tabac font preuve de solidarité en se prévenant les uns les autres au moindre fait suspect.

Besoin d’aide

Le sentiment d’insécurité n’est pas la seule préoccupation des marchands de tabac. La commune ne prend qu’un mètre cube de cartons toutes les deux semaines. Pourtant, nous sommes envahis par des montagnes de caisses. J’ai dû investir dans une remorque mais pour bien faire, il faudrait un camion, lâche Isabelle, exaspérée par l’absence d’encadrement. Nous avons l’impression d’être oubliés. Bien sûr, j’ai un commerce qui marche bien. Mais franchement, ce n’est plus possible de vivre dans la crainte permanente. Une fois, j’ai dû remplacer ma vitrine à cause d’un jet de pierre. L’assurance n’a pas voulu me rembourser, soupire Isabelle. Nous payons des taxes importantes et je pense qu’on pourrait quand même nous venir en aide, ajoute-t-elle.

Du côté de la commune, l’échevin Jean-Pierre Landrain - en concertation avec le bourgmestre Daniel Dorsimont et le chef de corps de la police des Hauts-Pays Patrice Vanderbeck - nous a assuré qu’un agent de quartier allait faire le tour des magasins concernés par les vols afin de renforcer l’encadrement policier, si nécessaire.

En attendant, Isabelle et ses employées prennent leur courage à deux mains pour ne pas répercuter leur inquiétude sur les clients.

Une clientèle qui augmentera très certainement en début d’année prochaine puisqu’une nouvelle augmentation du tabac est d’ores et déjà prévue en France!

'La Province' du 26/11/2011

14:18 Écrit par Changer Quiévrain dans Economie, Sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rue de valenciennes, quiévrain, sécurité |  Facebook |

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