09/05/2012

Alternative Citoyenne (AC) : fin d’une belle arnaque !

Née en 2006, cette liste « citoyenne » entendait faire de la politique autrement.

C’est d’ailleurs ce qu’en disait à l’époque sa tête de liste, le bourgmestre MR sortant, Bernard Coulon, dans les colonnes de la « Dernière Heure » le 07/07/2006 : « On fera une campagne d'avenir. Ca ne sera pas une campagne contre les personnes ni pour dénoncer ce qui n'a pas été mais bien pour proposer des solutions. »

Quant à ce qu’il allait advenir après les élections, il ne fallait pas lire beaucoup entre les lignes pour comprendre que l’alliance envisagée par l’intéressé passerait inévitablement par le jardin socialiste, non sans l’égratigner légèrement au passage :

« Une même majorité (MR-Cdh-Ecolo) serait difficilement constructible. S'allier au PS peut être séduisant si celui-ci sort de la maladie qu'il connaît pour le moment et qu'il soit effectivement novateur lors des prochaines élections. »

Avant même que le Quiévrainois se rende aux urnes, « la messe était dite ». La suite, nous la connaissons. Mais entre temps, il y eu la campagne, où la fougue de la liste « AC » semblait inébranlable. Il suffit de relire les déclarations de l'époque : « Information et participation accrue de la population, aide aux associations, création d'un centre culturel, perspectives transfrontalières avec Valenciennes, emploi, jeunesse et sports sont nos priorités. » - Le Soir du 08/08/2006.

Demandez le programme !

AC promesses.JPG

Extraits des publications de la liste AC en 2006

Aujourd’hui la liste « AC » a vécu : ses deux élus, Bernard COULON (ex « Rassemblement Wallon »; ex « MR » ; ex « AC ») et Salvatore MIRAGLIA (ex « Ecolo » ; ex « AC ») figurent en bonne place sur la liste « PS » en candidats d’ouverture.

Voilà un remarquable opportunisme et un manque total de courage, mais ça, aussi, nous le savions déjà : en 2006, Bernard COULON claque la porte de la liste qu’il était appelé à conduire, lâchant au passage 3 des ses échevins avec une absence de classe qui reste dans les mémoires. Refusant de présenter un bilan de son mandat de bourgmestre, il rejoint l’adversaire historique qu’il a combattu pendant plus de 30 ans.

Pour 2012, le manque de courage se confirme incontestablement : plus question de reconduire une « Alternative… » qu’il promettait pourtant d’inscrire dans l’histoire de la cité comme une véritable action citoyenne. En rejoignant les rangs du PS, Bernard COULON choisit manifestement la voie de la facilité et, en quelque sorte, la voie d’une « assurance mandat ».

Ce choix typique de ceux qui ne savent plus à quel saint se vouer est le signe d’une réflexion politique de girouette plus que de meneur.

Quel crédit accorder à ce genre de positionnement ? Selon nous, aucun.

L’apport de la liste « AC » aux 6 années de partenariat avec le PS est nul : aucune réalisation, aucune « marque de fabrique » particulière… un mandat réalisé tout en somnolence et en immobilisme.

Mais ça aussi, nous le savions déjà.

Reste qu’en octobre 2012, il serait bon de s’en souvenir !